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Aménagement du territoire : les projets avancent… mais le chemin est encore long

Alors que les travaux d’aménagement de l’A480 ont débuté, que la Zone à Faible Emission est désormais opérationnelle et que le débat public sur le nœud ferroviaire lyonnais s’est achevé, la CCI de Grenoble rappelle l’impact de ces différents aménagements et fait entendre sa voix.

Les travaux sur l’A480 ont démarré depuis quelques mois et c’est une bonne nouvelle. Le projet avance ! Certes, cela engendre nécessairement des perturbations et des difficultés de circulation, mais c’est le prix à payer. Une partie des travaux est d’ailleurs effectuée la nuit pour limiter leurs impacts sur les déplacements. Quant à l’échangeur du Rondeau, le dialogue est en cours pour que les travaux perturbent le moins possibles les trajets des usagers, professionnels comme particuliers. Concernant la Zone à Faible Emission (ZFE) qui interdit la circulation aux poids-lourds et véhicules utilitaires les plus polluants dans dix communes de l’agglomération, elle constitue certes une contrainte mais elle a pour objectif une diminution des émissions d’oxyde d’azote. J’ai rencontré les transporteurs qui sont conscients de ces enjeux environnementaux. Une aide financière de la part de la métropole est proposée aux professionnels concernés, en complément des aides nationales, pour leur permettre d’investir dans un nouveau véhicule. Cette transition écologique est nécessaire et j’ai confiance en l’adaptation des transporteurs pour y faire face.

Sur le projet d’aménagement du nœud ferroviaire lyonnais, les scénarios proposés sont intéressants, mais il faut absolument accélérer leur mise en œuvre. Sur Grenoble, les acteurs économiques sont unanimes et ont publié une motion pour faire entendre leur point de vue. Nous craignons, en effet, que l’insuffisante prise en compte des enjeux de la desserte grenobloise dans le projet d’aménagement du nœud ferroviaire lyonnais soit préjudiciable à l’économie du territoire. L’on sait que les difficultés d’accès et de déplacement dont souffre la métropole grenobloise entravent le fonctionnement des entreprises, décourageant même certaines à s’y implanter ou à se développer. En tant que porte-parole du tissu économique local, la CCI rappelle le besoin d’inclure au projet lyonnais les investissements nécessaires au développement et à la fiabilisation de la ligne Lyon-Grenoble. L’Etat doit revoir sa copie et inclure le doublement des voies entre Grenoble et Moirans, véritable point noir de cette liaison ferroviaire. En parallèle, il faut aussi prendre en compte l’augmentation des capacités d’accueil en gare de Grenoble et l’aménagement de certains passages à niveau. Nous demandons également la mise en place d’un RER métropolitain performant et nous insistons sur la nécessité absolue d’une liaison Grenoble-Paris en 2h30. Sont en jeu l’attractivité et le développement économique et touristique de notre territoire ainsi que le prise en compte des enjeux environnementaux.

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